Samedi 14 juin 2014 6 14 /06 /Juin /2014 19:45

De notre envoyée spéciale Selma Cayol.

 

 

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Le massacre des Girondins

 

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Procès verbal de la mort de Justinien Clary, fils de François Clary et de Françoise Rose Somis.


La polique mène a tout, même  à la mort.

 

selma cayol

Par Du vieux Cayol à la Pelisse noire... - Publié dans : challenge A - Z 2014 - Communauté : Généalogie Provence-Languedoc
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Samedi 14 juin 2014 6 14 /06 /Juin /2014 00:00

Bien des fois, en parcourant les registres paroissiaux (ou autres d'ailleurs), je me suis posée la question de ces décès d'enfants ou de nourissons en très bas-âge chez des parents nourriciers. Force est de constater qu'a l'inhumation de ces "petits corps" , les parents n'étaient pour ainsi dire jamais présents.

Bien sur , il y avait ceux des Hopitaux des villes, comme l'Hôtel-Dieu à Marseille, qui confiaient les enfants trouvés ou abandonnés a des nourrices à la campagne, qui étaient rémunérées en conséquence.

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Nourrices emportant les enfants "assistés"


Mais les autres, ceux qui étaient qualifiés dans les familles " en nourrice a la campagne, car l'air des villes n'est pas bon pour les enfants", et dont on ne connaissait que les actes de baptème ou de naissance, et celui de leur mort, loin de leurs familles qui n'en étaient pas "à un enfant près" !

Seules les femmes du peuple gardaient leurs enfants à la maison, mais plus par faute de moyens que par instinct maternel.

Elisabeth Badinter,dans "L'amour en plus", cite " Qu'à Paris, le Lieutenant général de la police Lenoir, comptait qu'en 1780, sur 21.000 enfants naissant annuellement, moins de 1000 étaient nourris par leurs mères, 1000 allaités par une nourrice à domicile, les autres expédiés chez des nourrices à la campagne"-.

Depuis le 17e et surtout le 18e siècle, le modèle idéal féminin est loin de "s'épuiser dans la maternité", il tient celui-ci à distance respectable.Elles font donc appel a des "nourrices mercenaires", ou, pour les plus riches, des "nounous" à domicile.

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La maternité est un devoir nécessaire pour la transmission du nom et des biens de l'époux, mais ce n'est pas suffisant pour définir une femme digne de ce nom. Les soins maternels étaient jugés incompatibles avec les devoirs de la femme et de l'épouse distinguée.

Les riches aristocrates furent les premières a pratiquer l'art de "vivre sans enfants".Dès le 13e siècle, elles refusent de donner le sein, jugé inconvenant, dégoutant, donnant là une image animalière de la femme "vache à lait".

Au 18e siècle, le phénomène s'étend dans toutes les couches de la société urbaine, des plus pauvres aux plus riches, dans les petites comme dans les grandes villes.

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La gardeuse d'enfants.

Dans ce siècle, la femme accomplie est, dans l'ordre, une épouse, une personne qui a des devoirs sociaux et...une mère dans le sens d'une "femme qui accouche". Le maternage est un obstacle aux deux premieres priorités

Les devoirs maternels sont réduits a peu de choses en vérité, s'occuper d'en enfant est peu valorisant pour la mère et ne donne guère de satisfaction.

Peu à peu, se débarrasser de son enfant devient une marque de distinction sociale, et ce jusqu'à la fin du 19e siècle. Les petites bourgeoises copient leurs "soeurs" plus favorisées.

A défaut de vie sociale brillante, elles pouvaient acquérir ce 1er degré d'élévation sociale.

Mieux valait ne rien faire du tout plutôt que paraitre occupée d'objets aussi insignifiants.

 

Pauvres petits, ils commencaient bien mal leurs petites vies.

 

 

selma cayol avec l'aide d'Elisabeth Badinter.

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Lundi 9 juin 2014 1 09 /06 /Juin /2014 14:37

Au temps que je m'en souvienne, j'ai toujours vu cette horloge chez mes parents, elle était arrêtée sur 11 heures 45, mais hélas les déménagements successifs qu'elle dut subir au cours des années, ont "bougé" les aiguilles.

Cette horloge date des années 1850, elle est en poirier noirci, taillé a la main, le ressort intérieur est également frappé, martelé à la forge. Des inscrustations de nacre garnissent la façade colorée. Le balancier est en laiton et les poids en plomb recouverts de laiton en feuille.

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Voilà donc l'horloge de l'Aïeul, Jules François Joseph PIDOUX, grand père paternel de ma mère, décédé en 1923, qui fut compagnon du devoir. Il en avait hérité au décès de son père Amédée Joseph Romain, qui lui-même l'avait reçue en cadeau de mariage le 28 février 1859 à Fruges, avec Marie Josephe Célestine Rosine LEMATTRE.

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Jules François Joseph Pidoux 1860-1923


Elle s'est donc arrêtée à 11 heures 45, heure de la mort de mon grand père maternel le 24 janvier 1932, à la minute où ma grand mère a stoppé le balancier. Elle n'a plus jamais été remontée jusqu'à ce jour.

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Amédée Julien François Pidoux  1886-1932

 

selma cayol

 

 

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Samedi 7 juin 2014 6 07 /06 /Juin /2014 18:33

La généalogie, c'est comme la boîte de chocolats de la maman de Forrest Gump, on ne sait jamais sur quoi on va tomber, sur qui ?

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En l'occurence, en 2006, nous testions les arbres sur Geneastar, Caillol (Cayol) étant un patronyme très répandu dans les Bouches du Rhône, nous sommes "tombés" sur Albert Camus, Che Guevarra ...eh oui ! alors celui-la on ne s'y attendait vraiment pas ! et aussi sur un Marseillais pur jus : Jean-Claude GAUDIN, Maire de la seconde ville de France !

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A Marseille dans le quartier de Mazargues, le petit Jean-Claude vient au monde le 8 octobre 1939 à la veille de la seconde guerre mondiale. Il est le fils de Claude François GAUDIN(1899-1988) et de Marie Louise PIQUENOT (1906-2000).

Professeur d'Histoire, il enseigne plus de 15 ans au collège et lycée Saint Joseph les Maristes de Marseille. Il participe très jeune a la vie politique.

En 1965, il est élu sur la liste socialo-centriste menée par Gaston Defferre, contre la liste gaulliste UNR. Il est alors le benjamin du conseil municipal de Marseille. Réélu en 1971 comme conseiller municipal, son ascension politique ne s'arretera pas de sitôt.

Après un long cheminement dans divers partis et de multiples fonctions , en 1995, il devient Maire de sa ville. Il est également Sénateur.

Il restera Maire jusqu'en 2014 où il sera réélu.

 

Cousinage avec Thierry Cayol :

Nous avons remonté le temps en comparant les deux arbres d'ascendance.

Le couple commun s'avérera être  Valentin CAILLOL et Clère GOUDE .

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dont les enfants connus sont :

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De ces 6 enfants notons que Marguerite Rose née vers 1675 à Saint Marcel, terroir de Marseille, et décédée le 7 avril 1745 à Mazargues, également terroir de Marseille. Elle épouse  Anthoine TRICON, lui-même décédé à Mazargues le 4 avril 1734.

ils sont les ancêtres (sosas 724 et 725 sur son arbre) de Jean Claude Gaudin a la 10e génération.

Nicolas CAILLOL son frère, né le 16 novembre 1671 à Saint Marcel, terroir de Marseille, épouse à Saint Marcel le 2 février 1697 Elisabeth REYNIER née le 29 septembre 1680, et décédée le 24 décembre 1758, également a Saint Marcel !

Ils sont les ancêtres (sosas 256 et 257 sur son arbre) de Thierry CAYOL à la 9e génération !

Il est à noter que les parents d'Elisabeth Reynier, André REYNIER et Marguerite LIEUTAUD, font également partie de l'ascendance de Albert CAMUS, écrivain mondialement connu.

 Le "cousinage" se fera également à la génération 5 de jean claude Gaudin, par le couple Jean-Baptiste Isnard et Françoise Caillol.

le monde est bien petit ...

 

selma cayol

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Samedi 7 juin 2014 6 07 /06 /Juin /2014 15:38

Souvent, lorsque je lisais les registres d'ancien régime, je rencontrais cette profession " Lieutenant aux fermes du Roy", et à cette époque (une bonne dizaine d'années) je pensais qu'il s'agissait d'une sorte de militaires fonctionnaires qui visitaient les fermes et je n'ai jamais pris le temps de me renseigner plus avant. 

En fait il s'agissait des "collecteurs d'impots" . Ouh ! la vilaine profession !

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Les impots ont toujours été la grande préoccupation des peuples et surtout des gouvernements, ce qui tente a prouver que rien n'a vraiment changé sous le soleil !

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Sous l'ancien régime " la ferme générale" est une compagnie privée et privilégiée, chargée de la collecte des "impots indirects".

En tre 1726 et 1790, ses agents sont appelés " Fermiers généraux".

 L'affermage est un mode de recouvrement des impots. Par un contrat appelé bail, le roi concède a des particuliers pour une durée limités le droit de collecter des impots et d'en conserver le produit moyennant le versement d'une somme d'argent appelé " prix du bail".

En 1780, les attributions de la ferme générale seont réduites, puis par un decret du 21 mars 1791, l'assemblée nationale constituante a supprimé la "ferme générale" et ce a compter du 1e avril 1791. ( non ce n'était pas un poisson d'avril !).

Part son organisation, elle correspondait sous l'ancien régime a l'une des formes que prend aujourd'hui " une délégation de service public", exemple à notre époque : le service de distribution de l'eau potable, assainissement  ou bien transport public. Une privatisation avant l'heure en somme.

Dans une telle délégation, l'Etat confie a un organisme privé des missions relevant d'un service public, en l'occurence ici, le recouvrement de certains impots.

Les fermiers généraux étaient ceux qui tenaient " à ferme" ou a "bail" les revenus publics, composés alors principalement des impots suivants :

la taille : est un impot direct sur chaque personne. Le plus impopulaire avec la gabelle.

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le taillon : impot spécial afin de subvenir aux besoins financiers des armées, et comme en ce temps la on se battait beaucoup, les impots de ce genre étaient incommensurables.

les aides : sont des impots indirects prélevés a tous les niveaux de la société sur les biens, les denrées et autres transports, elles seront supprimées en 1789, en 1788 elles avaient rapportées environ 50 millions de livres de l'époque ! Lorsque le seigneur du coin voulait constituer une dot pour sa fille, allez on collectait des "aides", quand il devait partir pour les croisades ou prendre les eaux a Vichy, allez hop, on collecte des aides ! Comment appellerait-on cela de nos jours ? Les taxes sur tout et n'importe quoi !!

La gabelle : taxe sur le sel. Le sel est un monopole royal, il concerne 6 % des revenus royaux !

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l'impot des tabacs : Le monopole des tabacs rapportent a la ferme générale un bénéfice d'environ 6 millions de francs de l'an 2000. Fin du monopole le 24 fevrier 1791, l'assemblée nationale y décréta qu'il serait libre a toute personne de cultiver, fabriquer et débiter du tabac dans tout le royaume...d'où le "Débit de tabac" ! De nos jours le "fermier général des tabacs" se nomme SEITA.

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plombs de scellés de la ferme générale

la dime : est une contribution volontaire (ou non !) en soutien d'une organisation religieuse chrétienne, aujourd'hui : denier du culte.

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le vingtième : est un impot direct touchant l'ensemble de la population dont le montant est 5 % ( le 1/20e), visant a amortir les dettes du royaume. S'ils ont amorti les dettes avec ce 1/20e alors devinez qu'elle est la dette de la France actuellement si certains prélèvements sont a 75%.     !

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les octrois à l'entrée des villes : impot indirect perçu par les municipalités à l'importation des marchandises sur le territoire, tels vin, huile, sucre, café etc.Notre taxe à l'importation actuelle.

Parfois d'origine obscure, les financiers qui prirent ces droits à " la ferme" réalisent rapidement des fortunes immenses qui leur permirent de jouer un rôle politique et social considérable, leur avidité et leurs excès choquèrent l'opinion publique de telle sorte que sur les "Fermiers généraux du bail de 1791" 28 furent exécutés suite au jugement du 28 floreal an 2, 3 emprisonnés et exécutés, 6 autres exécutés lors de procédures annexes et 7 survécurent.

On prenait moins de gants a l'époque !

 

En fait à notre époque, nous avons toujours autant d'impôts, ils ont d'autres noms afin de mieux faire "avaler les pillules" comme l'impot indirect, qui est un impot collecté par une autre personne que celle qui en supporte le coût.

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Les contribuables réels sont les consommateurs qui ont moins l'impression de payer des impots qu'avec l'impot direct.

Aussi les gouvernements qualifient-ils les impots indirects d'impots indolores. Pourtant quand les impots ne seraient-ce que locaux vous tombent dessus, ça fait mal !!

Les conseilleurs n'étant au grand jamais les payeurs, le peuple devra toujours mettre la main au porte-monnaie, et cela même si le porte-monnaie est est plus en plus vide.

Car en vérité je vous le dis, rien n'a vraiment changé sous le soleil !!!

Amen.

 

selma cayol

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