Jeudi 5 juin 2014 4 05 /06 /Juin /2014 00:00

1905, année importante pour les gens attachés à leurs Eglises, leurs couvents et aussi et surtout a leurs écoles dirigées de mains de fer par des prêtres issus de communautés rigoristes, telles les Jesuites ou les frères Maristes pour les garçons et les religieuses enseignantes venant de plusieurs congrégations pour les filles, et avaient pour mission de brimer les corps pour élever les esprits, surtout dans la religion.

Donc, disions nous en cette année de séparation définitive de l"Eglise et de l'Etat, les inspecteurs généraux font parvenir a leurs instituteurs des directives pédagogiques si dures qu'elles s'assimilent a un vrai réglement militaire. Les gens sont bien déçus, car ils pensaient que l'école publique serait plus souple et protectrice pour leurs enfants afin de les éduquer dans une meilleure ambiance. Hélas, non ! Mais il faudra faire avec !

Pauvres enfants, au berceau déjà coupables de tous les maux. Enfants qu'ils faut dresser afin qu'ils deviennent de bons citoyens, de bons patriotes pour les garçons appellés s'il le faut a défendre leur pays, les filles ne sont pas en reste, on ne leur apprend pas a devenir des femmes libres, non seulement de bonnes ménagères, épouses et mères de famille soumises consentantes ou non.

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Donc, disait la fameuse directive,

L'enfant devra arriver à l'école avec un vêtement propre, ou, tout au moins, très brossé, recouvert d'une blouse pour éviter les tâches. Devra être peu couvert, car le "confort amolli le corps et certainement l'esprit".. il lui faudra un imperméable avec capuchon car il ne doit pas se mouiller. Pas de cols raides ni de corset pour les filles vêtements proscrit par la Commission de l'hygiène des écoles, pas de ceinture, des bretelles. Pas de coiffures de laine, ni de casquette, sauf en hiver. Les filles, interdiction de porter des bonnets qui applatissent les oreilles, de gros souliers ou des sabots pour tout le monde, même la façon de se coiffer est régentée ! La tête rasée pour les garçons, pas de fantaisie pour les filles.

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Peu de chauffage dans les classes ! 17° maximum ont décrété ces Messieurs de la commission ( pas encore européenne !)

Dans les écoles "privées" c'est a dire celles qui sont restées catholiques , un uniforme bien souvent d'un ridicule consommé et si peu confortable ...

Pour éviter que les enfants se rongent les ongles, on leur bagigeonne ces derniers de nitrate d'argent , c'est "préventif" a ce qu'il parait !!!

Le maitre ou la maitresse doit veiller a ce que les élèves aient bien les mains sur le bureau au cas où...

Les garçons et les filles apprennent les bases de l'instruction , lire, écrire et compter. Et pour les filles en plus l'instruction ménagère !

On avait reproché aux écoles des "curés" de "brimer les corps pour élever l'esprit"...dans la religion et la soumission, mais les directives républicaines ont fait exactement la même chose avec d'autres mots et par l'intermédiaire de l'école en faire des esprits malléables conditionnés corps et âmes , bons soldats, bonnes reproductrices.

A ses enfants la "Patrie reconnaissante"... sauf que la Patrie n'était reconnaissante que lorsque les noms de ses enfants étaient inscrits sur les monuments aux morts.

 

L'école a bien changée, tant mieux, mais dans le fond du fond, il y a toujours cette indicible habitude un peu sadique de "brimer les corps pour soi-disant élever les esprits".

J'ai moi-même été élevée dans une institution privée religieuse et je sais de quoi je parle.

Mais, comment dire ? Vive la vie.

 

selma cayol

 

 

Par Du vieux Cayol à la Pelisse noire... - Publié dans : challenge A - Z 2014 - Communauté : Généalogie Provence-Languedoc
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Mardi 3 juin 2014 2 03 /06 /Juin /2014 15:59

Notre grand-père paternel Amand travaillait toute la semaine dans les caves de teinturerie des Ets. Paul et Jean Tiberghien, rue de Paris a Tourcoing, toujours en bleus de travail, les sabots aux pieds pour se préserver du froid et de l'humidité.

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Il attendait le dimanche pour "s'habiller", costume trois pièces et chemise sur mesure ( pas de grands magasins de confectionneurs à l'époque), il mettait sa belle montre a gousset, sa belle cravate, ses souliers bien cirés et son canotier à la belle saison. A son revers les petits rubans des médailles militaires, prenait sa canne et allait " au débit".

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Ce débit, c'était un grand café qui faisait le coin de la rue d'Alsace où il habitait et la rue de Paris où il travaillait, on y buvait, jouait aux cartes, aux dés, on pouvait même y "retenir" des journaux et autres magazines de "lectures" pour dames. 

Le dimanche midi, c'était l'apéritif ( on ne disait pas encore "l'apero"), ça discutait ferme, de politique, du travail, des bruits qui venaient d'Allemagne et que l'on écoutait a la radio. Pas de femmes, du moins pas encore, même la patronne ne se montrait pas, sauf celles qui venaient retirer Madrigal, Bonnes soirées, les veillées des chaumières ou autres Nous deux et Confidences. On y achetait des billets de la loterie nationale, du tabac, des cubes de petit gris,de rares cigarettes et des cartes postales.

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Vers cinq heures du soir, mon grand père allait faire sa partie de cartes avec ses voisins, camarades de l'usine ou de jardin ouvrier. Puis vers sept heures il rentrait chez lui, a l'autre bout de la rue.

Il était content, il connaissait bien les buralistes, un couple avec leur fils René.

Plus tard dans les années 50, nous les enfants, on allait chercher les journaux ou le tabac chez "René et Paul du débit". René se tenait souvent sur le pas de la porte du café revêtu de sa grande blouse blanche...je n'ai jamais su leur nom de famille.

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Magrand mère et ma tante Malou les fréquentaient beaucoup, ils étaient voisins en quelquesorte, ma tante allait y lire Detective que son père ne voulait pas lui acheter !

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De temps en temps, ils se "visitaient" en amis, plus qu'en clients, et allaient "boire une tasse" de ce café noir et fumant que l'on passait doucement à travers la "chaussette" et l'on tenait au chaud sur un coin de la cuisinière.

 

Que de souvenirs !

selma cayol

 

Par Du vieux Cayol à la Pelisse noire... - Publié dans : challenge A - Z 2014 - Communauté : généalogistes en tous genres
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Mardi 3 juin 2014 2 03 /06 /Juin /2014 00:41

Quand mes soeurs et frères étions tous dans notre "jeunesse" et que le temps était " au beau"  (eh oui, même dans le nord le temps peut être "au beau"), nos parents nous emmenaient les dimanches en promenade. A cette époque, pas encore de grandes cités, ni de lotissements, ni de bétonnage acharné de notre ville. Donc nous arpentions d'un pas nonchalant la "campagne" environnante, et elle était vaste et belle cette campagne, avec ses petits bois, ses chemins, ses fermes. En fin d'après-midi, notre "grand tour" terminé, nous arrivions "fourbus mais contents", comme Yves Montand à bicyclette, à un estaminet, un café dirait-on maintenant, où l'on pouvait se rafraichir, se reposer et surtout admirer les magnifiques coqs de combat aux couleurs resplendissantes ainsi que les grandes volières remplies de "coulons" (pigeons voyageurs).

Les coqs étaient dans de grandes cages, ils sont très agressifs, c'est dans leur nature, un jour Monsieur Beckaert le patron mit un miroir devant la cage, le coq, croyant a un intrus a bondi sur le miroir, un seul mâle dans la cage, comme un seul coq au poulailler.

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Les combats de coqs étaient d'une violence extrème, notre mère nous interdisait de regarder ça, mais en ce temps là, la vue de la violence animale n'avait pas le même impact que de nos jours. J'avoue qu'aujourd'hui, je n'irai jamais revoir de genre de combats.

Les coqs ont une tendance naturelle a se battre entr'eux et les combats aussi anciens que la domestication du coq sauvage " gallus gallus" ! ils furent domestiqués en Asie pour leurs qualités belliqueuses, la pratique a vite envahie l'Europe grace aux grecs, romains et autres phéniciens.

Les combats se passent sur des aires dites " gallodrome". La pratique est désormais interdite. En France, elle est autorisée dans les localités où la tradition est ininterrompue depuis ses origines, il reste donc une vingtaine de gallodromes dans le Nord-Pas de Calais, ainsi qu'en Gouadeloupe, à la Réunion et a Cuba.

Faire se battre les coqs était aussi dans les temps plus anciens une manière de régler ses comptes avec autrui, sans risquer d'estropier un membre de la communauté.

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Pour activer un combat dit "de vitesse", on attachait un ergot artificiel à la patte de l'animal, sorte de pointe ou de lame d'environ 4 a 5 centimètres, je pense que ma soeur en avait récupéré un lors du décès de notre père, notre mère ne voulant pas garder cela chez elle. Un coq mort était vendu pour faire du "coq au vin", la chair très ferme étant longuement macerée dans le vin. Nous n'avons plus jamais mangé de coq au vin.

 

Dieu merci, il existe aussi dans cette région du nord et dans toute la France un autre genre de sport " la Colombophilie" et ses adeptes, les colombophiles, plus communément appelés " les coulonneux" !

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Ils élèvent avec amour des pigeons voyageurs pour les faire concourir. Ils sont bagués 8 a 10 jours après leur naissance.

A chaque concours, on commence par enloger les pigeons, c'est a dire les mettre dans des paniers spéciaux, on les enregistre, puis ils sont transportés dans des paniers plombés avec leur numéro - " attention, c'est sérieux comme concours"- et dans un camion expédiés vers le lieu du lacher. On enregistre les numéros et hop, on les délivre, gagne le premier qui revient le plus vite a son colombier.Les tricheurs sont sévèrement punis.

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Il existe une fédération colombophilie qui a son siège a Bruxelles.

Beaucoup de "pépés" que je connaisais avaient des pigeons de concours " des coulons", ils tenaient leurs réunions dans les cafés de leurs quartiers.

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Dans ma ville natale il y a même une rue " des coulons".

Ce n'est pas plus ni moins bête que de jouer au foot ! 

Mis a part ces concours, qui sont un loisir, les pigeons voyageurs eurent leurs heures de gloire pendant la Grande Guerre. Un monument a été élevé a Charleroi en honneur du "pigeon soldat", il y en a un aussi a Lille devant le jardin zoologique.

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Le pigeon soldat, valeureuse petite bête qui par son intelligence, son sens inné de l'orientation et certainement, pourquoi pas, son sens du devoir, a sauvé beaucoup de vie.

 

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Si un jour on vous traite de "pigeon" prenez le comme un compliment.

 

selma cayol

 

 

Par Du vieux Cayol à la Pelisse noire... - Publié dans : challenge A - Z 2014 - Communauté : généalogistes en tous genres
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Lundi 2 juin 2014 1 02 /06 /Juin /2014 00:00

Mardi 28 février 1792, c'est encore l'hiver, froid et ensoleillé, comme les hivers marseillais. Françoise sort de chez elle, son panier n'est rempli que de feuillages et de quelques légumes, la saison n'est pas aux jolies fleurs et encore moins en ces temps troublés, où certains considèrent que de vendre des fleurs est une insulte a l'esprit du peuple, à l'esprit révolutionnaire.

bouquetiere

 Le coeur n'y est plus. Tous ces changements ne sont pas très bons pour le petit commerce de rue. Plus de jolis bouquets pour les dames et les demoiselles, disparue la galanterie des beaux messieurs du Cours.

Il n'y a que grossièretés, violences et ces femmes qui courrent dans les rues insultant les passants, le couteau à la ceinture, le sabre à la main. Françoise ne comprend pas, tout cela lui fait peur, elle pense qu'on peut se révolter, mais pas en massacrant ceux qui étaient encore hier des voisines, des amies.

Où est l'insouciance de notre belle ville, les promenades sur le port, dans les jardins des Bastides, plus rien, que de la désolation.

Qu'allons-nous devenir ? Cette révolution que va-t-elle changer dans notre vie de tous les jours ? La Liberté qu'ils disent, mais ici à Marseille, nous sommes libres, depuis toujours... Et Toussaint mon époux, il sera toujours marin, ni plus, ni moins. Mon dieu comme tout cela est triste...

Marchant vers le centre de la ville, elle aperçut un attroupement d'hommes et de femmes qui fêtaient bruyamment la victoire sanglante des troupes révolutionnaires contre les gardes-suisses d'Aix. Ces troupes s'étaient comportées comme des brigands, ce dont elle fit la remarque aux badauds les plus proches.

Immédiatement les insultes fusent, comment ose-t-elle critiquer la victoire de nos valeureux patriotes !

Aussitôt surgissent du groupe deux femmes enragées, ivres de fureur, la rage au coeur et les yeux en feu, qui lui reprochaient de traiter de brigands sanguinaires leurs vénérés soldats !

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A mort, a mort, pendons la... lui arrachant son panier, elles l'attrapent par son tablier, lui arrachent sa belle coiffe si patiemment brodée, l'une d'elles Thérèse Caval dite " la cavale", toujours le sabre à la main, et menant en maîtresse des farandoles de joie après chaque tuerie, matrônne imposante aux allures d'ogresse, elle lui saisi les cheveux et la traîne vers un arbre aux branches propices au supplice, son amie Elisabeth Taneron dite "la fassy" lui prete main forte, la troupe se renforce, les cris "A mort" de la foule enragée met en alerte les officiers municipaux qui sortent de la Mairie pour tenter de délivrer la pauvre Françoise, ils sont impuissants et la malheureuse bouquetière en sang et les vêtements en lambeaux est saisie violemment, on lui passe une corde au cou, mais la branche casse, elle se sauve, tente de sauver sa vie en allant se réfugier dans les latrines de l'Hotel de ville, peine perdue, les cris, la vue et l'odeur du sang décuplent la folie ambiante, la cavale et quelques acolytes sans aucun scrupule arrivent enfin a se saisir de la pauvre fille et avec une brutalité inouie la pendent a une branche bien solide, en la tirant par les pieds afin de s'assurer qu'elle soit bien morte.On la laissera tout le jour, puis son corps fut jeté sur le pavé.

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Ainsi se termine la vie de Françoise Cayol dite " la Cayole" , victime de la folie populaire et aussi un peu de ...la légèreté de ses propos.

 

Attention des oreilles ennemies vous écoutent , et vous en coûtent.

Après la chute de Robespierre, le 9 Thermidor an II, les deux tortionnaires sont incarcérées a Aix-en-Provence. Le 11 mai 1795 elles y seront affreusement massacrées avec 26 autres détenues par des "sabreurs marseillais" au service des forces royalistes.

La vengeance fut terrible.

 

selma cayol

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Jeudi 29 mai 2014 4 29 /05 /Mai /2014 14:47

Auguste Macaire SORGE et Marie-Thérèse ARDIES tous deux nés a Lille de parents qui venant de GAND en Belgique avaient choisi la France pour y fonder leurs familles, étaient voisins, habitant dans la même rue d'Austerlitz et dans la même courée "la cour Constant" , ils se connaissaient bien, ils se fréquentèrent et le 1er décembre 1894, vint au monde un petit Gaston Louis qu'ils légitimèrent lors de leur mariage le 18 septembre 1897. Il est alors "rattacheur" et elle "bambrocheuse" sans doute dans la même usine textile.

Le 31 mars 1899, Suzanne Eugénie (ma grand mère paternelle) montre le bout de son petit nez. Hélas, la pauvre petite ne connaitra pas sa maman, ou si peu, car prise d'un "chaud et froid"(pneumonie) comme on disait à l'époque, dans ces maisons mal chauffées, décèdera le 12 décembre 1901, elle n'avait que 27 ans, et Suzanne 2 ans et 9 mois.

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Leur père ne tardera pas a se remarier, il faut une femme pour s'occuper des enfants, il épouse donc une gentille jeune femme Maria de RAEDT qui effectivement s'occupera bien d'elle, car elle s'en souvenait, bien qu' étant petite.

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En 1903, Maria donne naissance a Robert, un enfant chétif qui mourra dans son jeune age, vite suivi par sa mère.

Gaston a 12 ans et suzanne 7ans environ, ils sont confiés a leurs grands parents André et Mathilde ARDIES.

Plus jamais on n'entendra parler de Auguste Macaire. Mathilde préfèrera dire aux enfants que leur père est mort. C'est d'ailleurs ce que déclarera Gaston lors de son recrutement en 1914. Les enfants sont bien élevés, et Suzanne ira même à l'école jusquà ses 18 ans et apprendra l'anglais.

La guerre éclate et Gaston doit partir, grand déchirement pur ces deux enfants très fusionnels, la mort prendra Gaston en septembre 1918, disparu a jamais sur le front, on ne retrouvera jamais son corps. Suzanne le chérira a jamais.

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En 1959, alors que mon grand père vient de mourir, elle a besoin de "papiers administratifs" pour sa retraite, ne sachant pas où son père est décédé, on lui conseille de demander l'acte de naissance de celui-ci, où elle pourra lire son éventuelle date de décès. Sur cet acte de naissance il est effectivement mentionné qu'il est décédé en 1952 à Charleroi en belgique ! Il n'était donc pas mort comme l'avait dit sa grand mère. Il avait donc refait sa vie en Belgique.

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L'acte de décès arrive, mais comme a cette époque sous la forme d'un formulaire manuscrit sans aucune mentions marginales, seulement le necessaire. L'affaire est classée.

En 1980, ma grand mère est décédée depuis 8 ans et ma tante décide de ranger ses papiers, puisqu'elle aussi est a la retraite, et retrouve l'acte de naissance en question , la curiosité aidant et sachant que je fais des recherches sur la famille, elle me donne l'acte et je m'empresse de demander l'acte de décès dans son intégralité et là ! grande surprise... l'acte de décès avait pour déclarant " Albert SORGE, 34 ans fils du décédé"... stupeur dans la famille, un frère, un oncle, un grand oncle dont nous n'avions jamais entendu parler nous arrivait comme ça sans s'annoncer.

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Après d'autres recherches auprès du consulat de Belgique, il s'est avéré qu'Auguste avait la connaissance d'une veuve en belgique Rose Eugénie Marie Cécile GIOGANTI veuve de Jean Baptiste Gillain MILAIRE + le 10 juin 1914.

Albert Georges SORGE né à Charleroi le 2 aout 1917, était son fils naturel reconnu.

Ma grand mère qui toute sa vie a pleuré son frère adoré, son unique frère, avait un autre frère Albert, dont elle ignora l'existence et dont la connaissance j'en suis certaine aurait comblé ce manque affectif fraternel qui lui pesait tant.

D'autres recherches plus tard nous apprirent que Albert était mouleur habitait à Courcelles  et que le 13 janvier 1938, il avait opté pour la nationalité belge.

Nous n'avons jamais réussi a retrouver Albert, ni même savoir s'il avait une famille, des enfants.

 

Ce qui nous apprend que les "mentions marginales" ont une grande importance, et que si elles n'étaient pas oubliées par un employé pas très zélé, elles auraient pu changer l'existence de bien des gens.

Mais c'est la vie...

 

selma cayol 

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