Dimanche 28 avril 7 28 /04 /Avr 14:40

Georges Cayol, grand-père de Thierry est entré très tôt dans la vie active. En juillet 1920, est embauché pour le temps des vacances chez Felix Ardouin négociant en" vanilles et produits coloniaux", comme on disait à l'époque.

 

cultiver-vanille-3.jpg

 

Il y restera jusqu'en septembre 1948... Devenu fondé de pouvoir, Georges aurait sans doute pu continuer sa carrière là où il était, mais il a choisit de se mettre a son compte le 1er avril 1949.

 

Le voilà donc devenu courtier en vanilles et produits coloniaux et pro du téléphone en bakélite, du papier carbone et de la machine à écrire début de siècle, dans le minuscule bureau qu'il avait éménagé dans un renfoncement, à gauche en entrant dans l'appartement familial ( viviane cayol dixit.)

imagesCAH7URBD.jpg

 

En contact permanent avec Madagascar et les Comores, où il n'a jamais mis les pieds, mais qu'importe.

 

Les boîtes de vanille ou de lychees qu'il recevait régulièrement faisaient le regal de ses petits enfants... qui gardent le souvenir de ce parfum envoutant qui embaumait la maison de leurs grands-parents Cayol.

 

selma cayol 

 

 

 

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Samedi 27 avril 6 27 /04 /Avr 13:11

Lorsque j'étais gamine, les usines faisaient partie de notre environnement, il y en avait partout. Plusieurs fois par jour, a heures fixes les "sirènes" appelaient ouvriers et employés au travail.

Le quartier, comme beaucoup d'autres, vivait au rythme des usines, je sais il y régnait une sorte de paternalisme, mais a cette époque, les patrons logaient leurs ouvriers très décemment (mes grands parents avait une maison qui dépendait de l'usine et qu'ensuite ils ont acheté pour une somme très raisonnable), mais il y avait beaucoup de travail, et pas encore de multinationale ni d'actionnaires voraces indifférents au sort des ouvriers.

A 4 heures du matin, des cars entiers amenaient  les travailleurs venant du Pas-de-Calais et de Belgique.

usine-tiberghien.jpg

                                            Les usines P & J Tiberghien.

Elles tournaient 24 heures sur 24. Elles produisaient les plus beaux fils pour le tissage des draperies, des fils a tricoter connus dans le monde entier , des bas 'nylon" dont les riches clientes de chez Christian Dior ignoraient même qu'ils avaient été fait à Tourcoing, dans les vastes ateliers de Jules de Surmont !

 

Puis un jour, la Chine et autres pays des rivages méditerranéens nous ont fait concurrence avec des textiles bon marché et une main d'oeuvre sous-payée, et une a une les usines ont été fermées, détruites laissant les quartiers en "terrain vague", plus de sirènes, "elles se sont tues" comme disait Maxence Van der Merssch, émouvant et réaliste écrivain du Nord.

 

 http://www.maxencevandermeersch.fr/

  

100_2162.JPG

                                                            Destruction de l'usine Masurel

Les cheminées ne fumaient plus et furent abattues, la dernière est tombée dans un grand cri de douleur.

 

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                                                          Destruction de l'usine Tiberghien et "abattage" de la dernière cheminée.

Telle est la rançon d'un soi-disant grand marché international qui ne fait que détruire et appauvrir les gens.

 

 

selma cayol

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Lundi 22 avril 1 22 /04 /Avr 19:05

Comme vous tous, j'aime la généalogie, mais elle me plait encore plus lorsque je peux inclure quelques personnages de mon arbre personnel dans une "historiette" avec un peu d'humour tout en respectant les noms et les dates, car j'aime écrire.

148.jpg

 

 

Très chère amie,

Vous souvenez-vous de Marie-Louise BOLLAERT, qui fut notre compagne
de couvent ? Vous devez savoir qu'elle était aussi une de mes
cousines côté maternel…
Elle avait épousé, un peu tardivement il est vrai François Joseph
DEGRAVE, homme fortuné certes et de seulement huit ans son aîné, (il
était né le sept juin 1697) ! Mais, entre nous, vilain entre tous et
ennuyeux à mourir !… Etait-ce le dernier recours des parents de
cette pauvre Marie-Louise qui n'eut même pas le plaisir d'avoir un
enfant ?
Je me souviens bien de ce mariage en septembre 1732, Marie-Louise
avait 27 ans, (elle était née en 1705), c'était pourtant la fin de
l'été, et bien, croyez moi il faisait un temps de chien ! Il est
évident, et ceci dit sans médire, que si dans nos contrées bénies
des Dieux septembre est encore l'été, chez ces gens là, dans les
brumes du pays flamand, c'est déjà l'hiver, et oui hélas ! Toujours
est-il que cette pauvre Marie-Louise semblait plutôt se rendre au
bûcher qu'à ses noces ! Non, non ne riez pas !
Ce François-Joseph, vous disais-je, était un homme que nous
qualifierions de « libertin ». Avant son mariage il entretenait
plusieurs maîtresses et il a continué par la suite, pauvre Marie-
Louise !!! Il faut dire – et ceci entre nous n'est-ce pas !- que
l'éducation sentimentale de notre amie, n'était pas des plus
complètes, sa famille compte plus de prêtres que de gourgandines !!
Son frère Eustache était prêtre vicaire de Pitgam et son neveu
François Joseph était lui, prêtre et vicaire de Saint-Pierrebrouck.
Alors vous pouvez comprendre qu'élevée dans cet état d'esprit, la
pauvre fille ne vit du mariage que le mauvais côté (si je puis
dire !)…. Toujours est-il que pendant ses dix huit ans de vie «
conjugale » elle fréquenta plus les confessionnaux que la chambre de
son époux !

 

devote.JPG



Malgré cela, je fus extrêmement surprise quand, le vingt juillet
dernier !( je me souviens bien du jour, car nous recevions justement
ce jour là sur l'insistance de ma belle-sœur, une dévote dans le
genre de notre Marie-Louise !) au manoir : Monsieur le Vicaire
Général ( un arrogant maniaque très imbu de sa personne !) qui avait
appris par un de ses amis, que Marie-Louise était ma cousine et que
cette dernière était dans un état chancelant … évidemment a force
d'être a genoux sur les dalles des églises … Bref elle était alitée
et elle me demandait !!! …Mon époux, qui a le sens de la famille,
m'invitât sur-le-champ a me rendre au chevet de cette pauvre femme !
Ce que je fis sans grand enthousiasme, je l'avoue !!Je pris donc la
route accompagnée de mon fils Philippe et de Rose ma camériste que le voyage n'enchantait
pas plus que moi, surtout qu'elle devait quitter son amoureux !

Après plus de quatre jours de voyage harassants vers des contrées de
plus en plus sombres, nous arrivâmes enfin a Watten, village «
bourgeois » au bord d'un petit fleuve qui se nomme l’Aa. Marie-
louise habitait une fort belle demeure un peu retirée, sorte de
grosse ferme fortifiée datant du début du 17e siècle et qui
appartenait a la famille de son époux. Bien qu'en juillet, le temps
n'était guère encourageant, et mes souliers (que j'avais achetés a
la foire de Beaucaire, vous en souvenez-vous ? Et qui m'avaient
coûté si chers,  ne résistèrent pas a la traversée de la cour du
Manoir ! Enfin de la ferme ! Comment peut-on laisser la basse-cour
courir ainsi ! Les oies ont même tenté de me déchirer mon beau jupon
d'indienne, je ne vous raconte pas l'état de mon châle, que mon
époux dans sa grande gentillesse m'avait offert pour ma fête !

Bref, Marie-Louise, que je n'avais vue depuis son mariage, était
allongée sur un immense lit a baldaquin d'une ostentation que des
villageois même bourgeois peuvent posséder !
Ma chère Clarisse, vous ne pouvez penser quelle fut ma surprise en
voyant cette femme encore jeune pourtant (notre âge !) Décharnée,
le teint cireux, oh ! Un cadavre vivant ! Desséché, les yeux hagards
et fiévreux, un regard halluciné de folle mystique !!! J'en frémis
rien de d'y repenser !
Son mari était absent. Autour du lit, sa » famille », des prêtres
et des bigotes !!! Et parmi elles, devinerez-vous ma chère, la belle
Marie Françoise BROCKAERT. Vous souvenez vous de cette belle
blonde, bien en chair dont nous nous moquions au couvent !!! Et bien
elle était là, avec la famille, la veuve de Nicolas MIENNAY … !!!
Bigote, elle ! Que nenni, elle venait sans doute recueillir le
dernier souffle de la pauvre femme …enfin, je veux dire s'assurer
qu'elle était bien morte !
A la mort de son époux, le neuf décembre 1743, elle ne s'était pas
remariée, elle était depuis longtemps la maîtresse de François
Degrave, au vu et su de la pauvre Marie-Louise, figue sèche non
productive. Excusez très chère mes comparaisons, mais bien que
j'aimais beaucoup Marie-Louise, je détestais son comportement de
victime expiatoire, il m'exaspérait au plus haut point ! Mais le
plus terrible est que la belle blonde a poussé la cruauté jusqu'à se
faire de Marie-Louise une amie, et l'a encouragée dans ses
entreprises de dévotions destructrices. Pensez donc, au plus vite
disparue, au plus vite elle pourrait s'afficher en maîtresse
légitime du domaine.

original_boucher012.jpg
L'agonie de Marie-Louise dura plus de quatre jours, pendant lesquels
je restais a son chevet le plus souvent possible, car elle semblait
se plaire en ma compagnie, et me demandait sans cesse de lui
rappeler » nos belles années de couvent «, je pensais au fond de
moi qu'elle aurait du y rester au couvent, sans doute en aurait-elle
retiré plus de satisfaction !
La belle BROCKAERT me considérait d'un mauvais œil, car voir Marie-
Louise reprendre un peu de vie, n'arrangeait pas ses affaires !
Elle s'occupait un peu trop d'elle a mon goût, je trouvais cela
suspect et le fit savoir a mon fils qui m'avait accompagnée, mon
époux dans sa grande sollicitude, ne voulait pas me voir sur les
routes peu sures des terres inconnues du Nord ! Donc disais-je, mon
fils Philippe me servait de chaperon, bien qu'il fut quand même un
peu jeune pour cela, mais malgré ses dix huit ans, sa haute taille
et sa belle allure, faisaient illusion. Je m'arrangeais quand même
pour que la BROCKAERT ne fut jamais seule avec lui, on ne sait
jamais, a cet âge les garçons sont vulnérables !
Au soir du vingt neuf juillet, l'agonisante demanda à boire, la
belle Françoise se précipita afin de soulager la pauvre femme, et
bien croyez moi ma chère, minuit était a peine dépassé en ce trente
juillet, que la pauvre Marie-Louise rendit l'âme ! On ne me lèvera
pas de la tête que la veuve y fut pour quelque chose …Il n'y a
aucune médisance dans mes propos, je ne suis pas de ces femmes là,
mais …
Bref, ce fut alors le passage incessant des pleureuses de tous
poils, des lamentations, des ave maria, enfin tout ce que l'on peut
imaginer dans ces cas là, et je remerciais le ciel que mon époux ne
fut point présent, car il déteste au plus haut point ces
manifestations hypocrites de faux chagrin !
Je vous raconterai de vive voix la messe des funérailles qui eurent
lieu le deux août (sous un crachin épouvantable), car ça en vaut la
peine et mon fils excelle dans l'art d'imiter les gens ! Je m'en
veux de ne penser qu'a sourire, mais ces démonstrations
ostentatoires me répugnent tant elles sont surfaites. Dans le fond,
seule la BROCKAERT pouvait être a un certain degré sincère, car
elle vint aux funérailles avec grande dignité, mais sous sa voilette
noire, elle arborait un petit sourire cruel et sarcastique qui en
disait long sur ses intentions et surtout sur sa satisfaction. Pour
elle le plus dur était passé, car elle savait comment manipuler
François.
Mais François n'avait pas très envie de se remarier, il avait
cinquante trois ans, de la fortune, des maîtresses, plus rien ne lui
faisait vraiment envie.
Donc il décida de faire son testament et de profiter de la vie, sans
rien ne dire a personne, comme bon lui semblerait.
Le lendemain des funérailles, nous quittâmes donc le domaine DEGRAVE
pour nous en revenir chez nous. Quatre jours encore de voyage, mais
le temps nous parut moins long, puisqu'il nous rapprochait de notre
bastide sous notre beau ciel provençal !
Durant le voyage mon fils Philippe, pour nous amuser Rose et moi,
imitât les « parentes » de cette pauvre Marie-Louise … et ma foi,
cela nous fit beaucoup rire, ne vous en offusquez pas chère
Clarisse ! Pleurerions-nous que la pauvrette ne reviendrait pas sur
terre ! Et pour y faire quoi d'ailleurs ! Car déjà dans sa première
vie, elle ne fit rien alors dans une seconde ? Elle est certainement
mieux là où elle est !

Mais la BROCKAERT n'avait pas dit son dernier mot, et manœuvra tant
et si bien qu'elle se fit épouser par François. Mais celui-ci,
n'était plus qu'un vieux débauché gâté jusqu'à la mœlle …elle sut le
manipuler savamment ! Et le quatre novembre de la même année,
triomphante, elle crut mettre main basse sur le domaine et les
revenus de François DEGRAVE, veuf sans enfants, donc sans héritiers
directs.
Voulant lui prouver probablement son attachement désintéressé, elle
usa en peu de temps le peu d'énergie qui restait dans les veines du
triste sire, tant et si bien que le dix novembre suivant, il mourut.
Belle veuve, encore pleine de vie, elle eut quand même la très
désagréable surprise d'apprendre que François DEGRAVE, avait établi
comme seuls héritiers ses frères Etienne et Jean-Baptiste.

La veuve dut donc aller voir ailleurs.

Voilà donc ma chère Clarisse, la triste histoire de l'encore plus
triste vie de notre amie Marie-Louise, Dieu nous garde de la
dévotion !

Votre dévouée
Marguerite
En son domaine, décembre 1750



Selma Cayol

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Lundi 22 avril 1 22 /04 /Avr 00:01

A Marseille en 1720, le navire "le grand Saint Antoine" apporte dans sa cargaison de soieries et de tissus précieux, "le grand mal contagieux", en un mot la Peste.

 

legrandstantoine.jpg

 

Le navire arrivait des "Echelles du Levant" c'est a dire du moyen-orient actuel, syrie, Lybie ...

 

Toute la Provence ayant été contaminée, les Pennes Mirabeau aux portes de Marseille, le fut aussi.

 

Sur le site municipal de la petite ville, l'historien local en fait la relation, mais sans doute pensa-t-il que venir des "Echelles" n'était pas assez branché, aussi tranforma-t-il les Echelles en Seychelles endroit beaucoup plus attrayant il est vrai.

 

  -La Provence et notre commune connaîtront en 1709 la famine dû à un terrible hiver. De nombreuses familles se réfugieront à Marseille. En 1720, la peste introduite par le Grand St Antoine, navire arrivant des Seychelles, s'abat sur cette ville, anéantissant la moitié de la population et venant entre 1720 et 1721 faire des ravages sur les Pennes-Septèmes.

 

J'en ai fait la remarque, mais peine perdue, pour lui, le Grand Saint-Antoine, venait des Seychelles, sans doute les échevins marseillais y avaient trouvé un nouveau paradis fiscal ! -

in texto :

http://www.pennes-mirabeau.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1&Itemid=145

 

 

 

Et vogue la galère, la croisière s'amuse !

 

 

selma cayol

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Vendredi 19 avril 5 19 /04 /Avr 23:48

Recette de "ptisane" pour les gros rhumes de la poitrine, archives de la Gironde 1736.

 

elixir.JPG

 

Facile a réaliser, j'ai voulu essayer, je suis allée chez "le père blaize" à Marseille, j'ai présenté la recette dans son "jus", la vendeuse a lu, et m'a demandé combien je voulais d'Hysope, comme si on lui en demandait tous les jours...ce qui est peut-être vrai d'ailleurs.

 

J'ai suivi la recette, ça a bon gout, un peu sucré, sirupeux, mais ...efficace.

 

Essayer c'est l'adopter !

 

gironde1736.JPG

                                                               cliquez pour agrandir.

 

 

Sur deux pots d’eau fraiche il faut mettre une poignée d’hissope de celle dont les fleurs viennent blües ; un cart de livre de miel commun ; une bonne pincée d’orge et une douzaine de grains de raisin cuits sans le pépin, faire boüillir le tout jusqu'à la diminution d’un cart et écumer toujours pendant ce tems la, laisser reposer la ptisanne  et ensuite la vuider dans un vase pour la séparer du marc. Il faut en boire le matin à jeun chaude comme qui prend du thé, une grande verrée et pendant la journée a trois ou quatre reprises, l’on peut quand la ptisanne a sufisament boüilli y jetter la moitié d’un petit verre d’eau fraiche pour la decuire un peu.

in texto.

A votre bonne santé , selma !

 

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