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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 15:07

Firmin Lagardère était on ne peut plus réticent à l'idée de pouponner, estimant que l'on pouvait être très heureux sans enfant. Aussi lorsqu'en 1908, Jeanne son épouse lui annonça qu'il allait être père, celui-ci fit contre "mauvaise fortune, bon coeur" et en son for intérieur espéra pour le moins que ce fût un fils, étant lui-même assez imbu de son patronyme célébré par le romancier Paul Feval et son Henri de Lagardère !

 

Lagardere-aurore.jpg

 

Làs, ce fut une fille...mais qu'importe, il s'était promis que quel que soit le sexe de l'enfant il l'appellerai Henri, sans doute pour compenser le manque d'héritier mâle.

 

Il voulut et obtenut après longues et dures négociations que l'officier d'état civil très a cheval sur le réglement , inscrivit Henri sur l'acte d'état civil , mais en second prénom et avec un E final.

 

Firmin fit baptiser sa fille sous, cette fois, et bien décidé a ne plus se laisser faire , les prénoms Henrie Jeanne Paulette.

 

Le "E" final étant muet, en appelant ainsi sa fille, il avait quand même l'impression d'être un chevalier gentilhomme du Roi !

 

 

Où va se placer la vanité !

 

selma cayol

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commentaires

H
Salut Selma,<br /> <br /> cette histoire me fait penser à la mienne ! Mon père voulait m'appeler Herlé, prénom breton que portait mon GP, mais l'officier d'état-civil de l'époque a refusé parce que ce n'était pas un nom<br /> français. Pourtant ça ne remonte pas du temps la révolution...<br /> <br /> Hervé
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