Jeudi 19 juin 4 19 /06 /Juin 14:50

Olympe Desmarez, première avocate du Nord.


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Photo : Le Nord illustré - archives VDN.

 

Quand, sous les boiseries d'un prétoire solennel qui l'intimide, Olympe Desmarez s'avance devant les magistrats de la cour d'appel de Douai pour preter le serment d'avocat, le combat des femmes pour acceder au rang de plaideur est toujours dans les mémoires.

Elle doit cela aux premières candidates qui ont ouvert la voie du barreau : Jeanne Chauvin qui se présente en vain au serment le 25 novembre 1897, puis Olga Petit née Balachowski, originaire de Kiev qui elle, est la première avocate de France a preter serment, en décembre 1900 en vertu de la loi du 1er décembre de la même année.

Cette loi, permettra a Jeanne Chauvin de preter serment a son tour, une semaine après Olga Petit.

Quatorze ans plus tard, le 2 février 1914, Olympe Desmarez, fille d'un garde-chasse, et originaire de Rejet-de-Beaulieu près de Cambrai,prete serment. Elle choisit de travailler aux cotés de Charles Valentin, avocat et conseiller général, puis député-maire de Dunkerque. Elle l'épousera en 1939 alors qu'il vient d'être victime d'un accident de la circulation, il décèdera quelques jours plus tard.

 

Il faudra attendre près d'un siècle (22 novembre 1996) pour qu'une femme, Dominique de la Garandière, soit élue bâtonnier du barreau de Paris. Il est vrai que, depuis la loi de décembre 1900, la profession d'avocat a été conquise par les femmes. Sur les 32.566 avocats, 44% sont des plaideurs au féminin, dont 318 (39%) sur les 815 avocats des huit barreaux du ressort de la cour d'appel de Douai.

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source : christian Vincent -cent ans de la vie de la région.

 

selma cayol

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Mercredi 18 juin 3 18 /06 /Juin 16:32
L’abbé Lemire,
un homme politique d’avant-garde
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                                                                                   Abbé Lemire 1853-1928
 
De l’abbé Lemire, on retient généralement le rôle qu’il a joué dans la création et dans le développement des jardins ouvriers en France. Mais sait-on que ce prêtre de Flandre française a également été député de 1893 jusqu’à sa mort survenue en 1928 ? Tout au long de ces trente-cinq années, il s’est attaché à faire passer des valeurs de solidarité, de tolérance et de démocratie. Son action en faveur de l’amélioration concrète du sort de tous les hommes, en particulier des ouvriers, lui a valu d’incessantes critiques dans les milieux bien pensants et dans l’autorité ecclésiastique qui a désavoué à plusieurs reprises ses idées de justice sociale en avance sur son époque.
 L’abbé Lemire s’est battu pour que les femmes venant d’accoucher bénéficient d’une période de repos avant de reprendre le travail ; pour qu’un ministère du Travail soit créé ; pour que la durée du travail hebdomadaire soit réduite ; pour que la journée de repos hebdomadaire se généralise ; pour que l’on interdise le travail de nuit des enfants ; pour que l’ouvrier bénéficie d’un logement décent et d’un coin de terre ; pour que la peine de mort soit abolie…
sources : association pour la mémoire de l'abbé Lemire
A Tourcoing, une rue qui porte son nom, dans le quartier des Francs, est aussi le berceau d'une de ses victoires, celle de donner a chaque ouvrier, outre un logement décent, mais aussi un "coin de terre" a cultiver.
 Mon grand-père paternel, avait donc, comme certains de ses voisins qui travaillaient comme lui chez P.J.T*, un "jardin ouvrier", il y cultivait toutes sortes de légumes, des tomates que ma grand-mère en fin de saison mettait a murir sur le bord en pierre noire de la fenêtre de sa "pièce de devant", j'ai encore le goût de ces beaux fruits rouges que je croquais en catimini.
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Les haricots grimpants faisaient comme des tentes d'indiens et nous protégaient du soleil l'été quand le dimanche nous l'accompagnions au "jardin". Il y avait planté des glaieuls, car ma grand mère aimait ces belles fleurs multicolores a la folie.

Que de souvenirs dans ce jardin de ville, petit lopin de terre où tout le monde se connaissait, un peu comme les"cabanons" marseillais.
Mon grand-père est mort au printemps 1959, il n'aura pas vu le labourage de ces beaux jardins cultivés avec amour, et de la quasi totalité du parc attenant. Ils laissèrent place a un ensemble de bâtiments baptisé pompeusement "Parc des Francs".

On y gagnait des logements, certes, mais en perdant son parc et ses jardins ouvriers, le lieu avait perdu définitivement son âme.
Ainsi va la vie !
selma cayol

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Lundi 16 juin 1 16 /06 /Juin 15:07

 

Katherine Cameron est ce que l'on appelle en Grande-Bretagne notre "sister-in-law" depuis plus de 30 ans elle fait partie de notre famille, et notre mère la considérait comme sa troisième fille.

Elle est née en 1939 a Inverness et passa son enfance a Culloden, le site de le défaite finale de l’armée Jacobite de Prince Charles Edward Stuart.

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Clan Cameron


Son éducation à la Inverness Royal Academie fut suivie de plusieurs années comme Assistante a la Recherche a l’University of Edinburgh.
Elle alla ensuite à Birmingham, au début des années 70s, ou elle obtint son diplôme d’enseignante. Après plusieurs années dans les salles de classe de Birmingham, le " Call of the North " triompha et elle revint à Inverness.
Sa passion de jeunesse pour l’Histoire des Highlands fut réveillée, et elle canalisa son expérience de l’Enseignement et de la Recherche dans des projets d’Histoire Locale, tout en étudiant pour une Licence de Littérature.
Katherine vit à la campagne où son bonheur est de cueillir des fruits sauvages et des champignons, et visiter les sites historiques, et…écrire ses souvenirs.

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C’est en 1942 que ma famille s’installa dans une maison située sur le champ de bataille de Culloden. Près de ma chambre, où, enfant je dormais paisiblement, quelques 200 ans plus tôt Gentle Donald Cameron of Lochiel fit avancer l’aile droite de l’armée Jacobite de Prince Charles Edward Stuart dans la direction des forces du Duke of Cumberland.
Mais, en 1942, les batailles de la 2me guerre mondiale étaient notre réalité.
Un jour, comme je rampais jusqu'a l’orée de notre jardin encore sauvage, je tombais nez a nez avec un guerrier " moderne ", en manœuvres. Je n’ai pas eu peur, car les uniformes, les fusils et les tanks faisaient parti de notre vie quotidienne.
Le soldat, amusé, me ramena a la maison et me donna même une barre de chocolat !
Sur la terre de Culloden, de nouveau, marchaient des soldats. Mais les morts d’il y a 200 ans dormaient paisiblement, sous le sol, a l’ombre d’un « cairn » élevé a leur mémoire.


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Une paix troublée fut restaurée dans la monde, je grandi, et la signification historique de Culloden, ou je vivais, devint de plus en plus réelle pour moi.

Les histoires au sujet du " King across the water " et les chansons nostalgiques qui aspiraient au retour de Prince Charlie ont éveille ma curiosité sur la nature et la raison de la Rebellion Jacobite.
La fierté d’appartenir a un Clan était une part naturelle de moi-même, mais je voulais savoir ce qui c’était vraiment passe a Culloden.
Pourquoi cette cause fut-elle si fortement supportée ?
Consciente de la violence des guerres, j’ai voulu savoir pourquoi le Chef de mon Clan, connu pour sa gentillesse, choisit d’aller se battre, suivi de ses Clansmen, et cette cause valait-elle bien toutes ces souffrances ?

Les écrits sur la bataille du 16 avril 1746, soulignent la cruauté du fils du roi George II, le Duke of Cumberland, spécialement pour son traitement des Highlanders après la bataille.
Victorieux, il n’a montre aucune pitié pour les vaincus, ce qui lui a valu le surnom de " Butcher " (boucher). Le gouvernement Britannique se vengea aussi de la Rebellion.
Le language Gaelic fut interdit, ainsi que le costume national le kilt  et le port d’armes. Du Prince au plus humble des Clansmen, tous ceux qui prirent part dans la Rebellion furent poursuivis, et, si appréhendés, fusillés, ou emprisonnés et transportés dans les colonies.
Les terres des « Chiefs Jacobites », dont Gentle Lochiel, furent confisquées. Le Prince et plusieurs Chiefs durent s’enfuir, et s’exilèrent en France.

Bien sur, dans ma jeunesse, quand des amis venaient passer la soirée, il y avait des discussions et des plaisanteries entre ceux dont le Clan s’était battu pour le roi George et ceux dont le Clan s’était battu pour Charlie, mais dans les rires il y avait de la tristesse.
Nous savions tous, dans nos cœurs, que le 16 Avril 1746, une manière de vivre avait disparue a jamais. Cette manière de vivre dont Lochiel et ses Camerons et les autres Clansmen et leur Chiefs s’étaient battu pour préserver.

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Le "cairn" à la mémoire du clan Cameron

 
Cette perte de ce qui fut vous pouvez la ressentir en regardant les eaux sombres et profondes d’un lochan, ou en écoutant le piper jouer un lament (lamentation) a la commémoration annuelle des morts de la bataille de Culloden.

Il est raconte que Gentle Lochiel était en train de planter de jeunes arbres, des hêtres, au long d’une avenue sur ses terres, quand un messager arriva et l’informa que le Prince avait touche terre a Moidart, accompagne de 6 hommes et qu’il souhaitait le voir.
Les hêtres furent abandonnes dans leurs tranchées, mais poussèrent quand même, et cette avenue maintenant porte le nom de " The Dark Mile " (la sombre avenue).
Après sa rencontre avec le Prince, Lochiel rassembla ses Clansmen. Après Culloden, Lochiel ne revit Achnacarry Castle, son domaine, mis à feu par les Red-coats, qu’une seule fois, avant de finir sa vie en exil en France.
Pourquoi Lochiel, un homme d’expérience, âgé de 48 ans, risqua tout ce qu’il avait pour le roi James, qui vivait a St-Germain-en-Laye, en France, le " Stuart across the water " ?
Sûrement, s’il avait persuade le Prince d’être patient, d’attendre, les chances de succès auraient été plus grandes.

De même qu’il y avait 2 rois impliques dans cet épisode crucial dans l’histoire des Highlands, je crois qu’il y avait aussi 2 "chevaliers", chacun d’eux sur de la justice de son point de vue.
L’un était Lochiel, l’autre était Duncan Forbes of Culloden, Lord President of the Court of Session (the Scottish Judiciary), qui dissuada beaucoup de Chiefs de prendre le parti du Prince.
Lochiel et Duncan Forbes représentaient 2 points de vue très différents de ce qu’était, ou deviendrait, la vie dans les Highlands.
Gentle Donald of Lochiel supportait la manière de vivre traditionnelle, une société dans laquelle le Chief et le Clan occupaient un territoire spécifique qui subvenait a tous leurs besoins.
Tandis que Duncan Forbes, lui, avait conscience que cette facon de vivre ne pourrait continuer pour toujours.
Une cinquantaine d’années après la mort de Lochiel, un autre groupe de 7 hommes se rassemble a Inverness, pour discuter, non de Rébellion, mais d’une usine textile qui emploiera plus de mille personnes.
Une cinquantaine d’années après la mort de Lochiel, au sud de son territoire, fut coupée la première motte de terre pour la construction, de toute la longueur du Great Glen (la grande vallée), du Caledonian Canal.

Apres Culloden, les Highlanders furent disperses au nom du progrès agricole et industriel. Le monde traditionnel de Lochiel change rapidement et la loyauté à la cause des Stuarts disparut peu a peu.
Apres la défaite de Culloden et sa fuite en France, Lochiel reçu, par le roi de France, le commandement d’un des Régiments Ecossais de France.
Il mourut en exil, en 1748, la tradition dit d’un cœur brise. Il fut enterré dans le cimetière Protestant de Sancerre, l’endroit exact n’est pas connu, car il n’eut pas de pierre tombale.
Deux autres membres de sa famille perdirent leur vie - Le Père Alexander Cameron, aumônier catholique des Cameron Troops, mourut en prison, et Docteur Archibald Cameron, médecin, fut pendu a Tyburn, Londres en 1753. Tous deux frères de Lochiel.
A la mention de Gentle Lochiel bien des Camerons redressent la tête, par fierté et respect pour sa lutte pour les Highlands traditions et sa loyauté a la Maison Royale des Stuarts, en dépit des offres de pardon de Cumberland et King George.

Apres ce tribut a notre Chief, je me permets d’ajouter une petite anecdote amusante.
Mon oncle Jimmy, on m’a raconte, fut employé comme extra dans un film muet sur Prince Charlie (Mary Pickford dans le rôle de Flora MacDonald...) dans les annees 20 ou 30. Il était alors au chômage du a la Depression, et 10 shillings pour une
journée de travail (l’équivalent d’une semaine de paie) était une fortune !
Les soldats de la caserne d’Inverness étaient employés dans le rôle des Red-coats et les gens des alentours étaient les troupes de Charlie.
Ils se battirent si bien, Jimmy et ses compagnons, les Jacobites, qu’ils gagnèrent la bataille !!!
L’histoire renversée ? Ou, brûlaient-ils encore, dans leurs cœurs, du désir de vaincre les Red-coats ?
Toujours est-il que les extras durent revenir le lendemain pour " rejouer " la bataille... et la perdre.
Mais mon oncle Jimmy rentra chez lui avec 20 shillings dans sa poche et la satisfaction d’avoir battu les Red-coats !

Katerine Cameron

 

selma cayol

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Samedi 14 juin 6 14 /06 /Juin 19:45

De notre envoyée spéciale Selma Cayol.

 

 

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Le massacre des Girondins

 

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Procès verbal de la mort de Justinien Clary, fils de François Clary et de Françoise Rose Somis.


La polique mène a tout, même  à la mort.

 

selma cayol

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Samedi 14 juin 6 14 /06 /Juin 00:00

Bien des fois, en parcourant les registres paroissiaux (ou autres d'ailleurs), je me suis posée la question de ces décès d'enfants ou de nourissons en très bas-âge chez des parents nourriciers. Force est de constater qu'a l'inhumation de ces "petits corps" , les parents n'étaient pour ainsi dire jamais présents.

Bien sur , il y avait ceux des Hopitaux des villes, comme l'Hôtel-Dieu à Marseille, qui confiaient les enfants trouvés ou abandonnés a des nourrices à la campagne, qui étaient rémunérées en conséquence.

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Nourrices emportant les enfants "assistés"


Mais les autres, ceux qui étaient qualifiés dans les familles " en nourrice a la campagne, car l'air des villes n'est pas bon pour les enfants", et dont on ne connaissait que les actes de baptème ou de naissance, et celui de leur mort, loin de leurs familles qui n'en étaient pas "à un enfant près" !

Seules les femmes du peuple gardaient leurs enfants à la maison, mais plus par faute de moyens que par instinct maternel.

Elisabeth Badinter,dans "L'amour en plus", cite " Qu'à Paris, le Lieutenant général de la police Lenoir, comptait qu'en 1780, sur 21.000 enfants naissant annuellement, moins de 1000 étaient nourris par leurs mères, 1000 allaités par une nourrice à domicile, les autres expédiés chez des nourrices à la campagne"-.

Depuis le 17e et surtout le 18e siècle, le modèle idéal féminin est loin de "s'épuiser dans la maternité", il tient celui-ci à distance respectable.Elles font donc appel a des "nourrices mercenaires", ou, pour les plus riches, des "nounous" à domicile.

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La maternité est un devoir nécessaire pour la transmission du nom et des biens de l'époux, mais ce n'est pas suffisant pour définir une femme digne de ce nom. Les soins maternels étaient jugés incompatibles avec les devoirs de la femme et de l'épouse distinguée.

Les riches aristocrates furent les premières a pratiquer l'art de "vivre sans enfants".Dès le 13e siècle, elles refusent de donner le sein, jugé inconvenant, dégoutant, donnant là une image animalière de la femme "vache à lait".

Au 18e siècle, le phénomène s'étend dans toutes les couches de la société urbaine, des plus pauvres aux plus riches, dans les petites comme dans les grandes villes.

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La gardeuse d'enfants.

Dans ce siècle, la femme accomplie est, dans l'ordre, une épouse, une personne qui a des devoirs sociaux et...une mère dans le sens d'une "femme qui accouche". Le maternage est un obstacle aux deux premieres priorités

Les devoirs maternels sont réduits a peu de choses en vérité, s'occuper d'en enfant est peu valorisant pour la mère et ne donne guère de satisfaction.

Peu à peu, se débarrasser de son enfant devient une marque de distinction sociale, et ce jusqu'à la fin du 19e siècle. Les petites bourgeoises copient leurs "soeurs" plus favorisées.

A défaut de vie sociale brillante, elles pouvaient acquérir ce 1er degré d'élévation sociale.

Mieux valait ne rien faire du tout plutôt que paraitre occupée d'objets aussi insignifiants.

 

Pauvres petits, ils commencaient bien mal leurs petites vies.

 

 

selma cayol avec l'aide d'Elisabeth Badinter.

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